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Une immense fresque à l'entrée du pôle femme-mère-enfant

Une immense fresque à l'entrée du pôle femme-mère-enfant
01.04.2025 Institution

L’entrée du pôle femme-mère-enfant va se transformer. Voilà plus de deux ans que l’artiste Franck Ayroles et la Commission culture œuvrent pour égayer le patio à l’entrée du bâtiment. Retour sur un projet de longue haleine qui va bientôt voir le jour.

Au début, il y a eu une rencontre. Entre l’artiste Franck Ayroles et Isabelle Jean, sage-femme, cadre supérieure coordinatrice du pôle femme-mère-enfant. Cette première rencontre a été possible grâce à leur engagement personnel à l’AMREF (African Medical and Research Foundation, en français Association pour la médecine et la recherche en Afrique), une organisation non gouvernementale de santé publique. De leur mobilisation commune pour la santé et les droits des femmes et des enfants, naît une amitié. Isabelle Jean partage alors avec Franck Ayroles son point de vue sur le mur du patio à l’entrée du bâtiment du pôle femme-mère-enfant, qu’elle trouve un peu morose et impersonnel. Ensemble, ils ont l’idée d’égayer cet espace avec un projet : celui d’une sculpture.

Un projet qui laisse place à un autre

La sculpture, voilà l’une des marques de fabrique de l’artiste. Mais ce n’est pas une chose aisée à accomplir, puisque créer une sculpture s’avère onéreux. Pour mener à bien le projet - porté par la Commission culture, sous la houlette d’Olivier Boutaud, directeur de la psychiatrie, de l’action sociale et des affaires culturelles - il faut alors trouver des mécènes. Une mission qui peut prendre du temps car il faut justifier la place de la culture, de l’art au sein d’un établissement de santé. Ainsi, Olivier Boutaud et Franck Ayroles ont endossé cette tâche.

Trois partenaires niortais se sont mobilisés, IMA, le groupe Leclerc et l’association Soroptimist. Mais faute de financement suffisant, le projet prend une toute autre allure, celui d’une grande fresque. Une idée qui avait également germé dans la tête de l’artiste en même temps que la sculpture. « Pour cet espace, une fresque peut être plus intéressante [qu’une sculpture], on dit plus de chose, on peut s’exprimer sur plusieurs thématiques et toucher plus de monde », détaille-t-il. 
 

Tout est lié. Que ce soit mon engagement dans le monde associatif, le sujet de la famille qui m’a toujours touché, la liberté de faire des choix », pour Franck Ayroles, cette fresque marque une continuité dans son engagement personnel pour la cause des femmes et des enfants. « Il faut accepter que les femmes fassent leur propre choix de vie, la fresque résume cette liberté de choisir.

Franck Ayroles

Une fresque colorée où tous pourront s’identifier

« Dans le cadre de l’hôpital, la sculpture est moins parlante pour le public, alors qu’avec la fresque on peut aborder toutes les cultures, les familles, les choix sans jugement ni préjugé », explique Franck Ayroles. De fait, la fresque va représenter des femmes, des enfants, des hommes, des couples, des parents seuls, tous sans visages afin que chacun puisse s’identifier à l’un des protagonistes. L’objectif principal de cette fresque vise à égayer le patio du pôle, une mission que saura accomplir sans conteste l’artiste grâce à son style inimitable et très identifiable aux couleurs chatoyantes. Cela permettra de rendre cet endroit « plus convivial, notamment avec la cafétéria qui pourra probablement installer des tables en extérieur », ajoute M. Boutaud.

En plus de toucher le plus grand nombre et d’aborder un plus large éventail de thème, une gigantesque fresque « est plus facile à restaurer, souligne Franck Ayroles. On peut remettre un coup de peinture là où elle s’efface. » Cette réalisation est d’ailleurs inédite pour l’artiste autant par le lieu que par la taille puisque le mur mesure environ 38 m de longueur sur 2,50 m de hauteur, soit approximativement 95 m2.

Pour aider à la réalisation de cette œuvre, les services techniques de l’hôpital ont appliqué une sous-couche spécifique, les jardiniers ont taillé la végétation et l’artiste va peindre avec une peinture réservée à l’exercice de la fresque murale extérieure.

Inspiration et engagement personnel

« Tout est lié. Que ce soit mon engagement dans le monde associatif, le sujet de la famille qui m’a toujours touché, la liberté de faire des choix », pour Franck Ayroles, cette fresque marque une continuité dans son engagement personnel pour la cause des femmes et des enfants. « Il faut accepter que les femmes fassent leur propre choix de vie, la fresque résume cette liberté de choisir ». En effet, en décidant de ne pas représenter le schéma traditionnel de la famille, l’artiste inscrit cette liberté qu’ont les femmes de décider pour elles-mêmes.

Déroulé des opérations

Franck Ayroles va d’abord commencer par le tracé, qu’il réalisera le soir afin de projeter le dessin et d’avoir le meilleur contraste possible. Une fois cette étape terminée, il pourra ajouter les couleurs, qu’il peint en deux ou trois couches afin de bien recouvrir le mur.

La fresque devrait voir le jour d’ici la fin du premier semestre 2025.
 

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